Léonore Thélin°Dessin

03 juillet 2011

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... Ponus: ensemble d'aquarelles, dimensions variables, 2010 

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02 juillet 2011

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Journée NATURE EN VILLE organisée par equiterre, le 21 mai passé

 

 

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26 décembre 2010

le crocodile attend le printemps maintenant

 

 

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18 novembre 2010

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16 septembre 2010

 

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6,5 x 10,5, carnet et stylo


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Un texte pour le fanzine mashine


J’ai pris un rasoir en plastic orange et j’ai incisé. De ma main libre j’ai toqué. 

Pas de résonance; mon doigt plié s’enfonce comme dans une éponge. 

La lame ne fait rien couler mais pèle une fine couche de bois clair, je découvre 

une nouvelle galerie: les fils bleutés de larves absentes tremblent sous l’air. 

ça sent bon. 

J’ai envie de m’appuyer contre lui. Si je le faisais, nous tomberions mollement tous les deux... 

Je m’en apercevrai trop tard, mais sous mon poids, il pencherait peu à peu, en silence, 

mais régulièrement, et me déséquilibrerait... Je jette ma jambe gauche en l’air pour faire contre-poids, j’agrippe une branche de lierre, ça glisse entre mes doigts qui ne retiennent qu’une 

poignée de feuilles et un peu de liquide, je les disperse en agitant les bras pour m’envoler, 

le sol dégouline sous mes pieds. Il s’allonge dans l’étang et je m’étale sur son écorce matelassée. 

Les araignées d’eau fusent. 

 En frôlant la surface avec leur pattes, elles font monter des odeurs d’insectes et de mousses et de ronces moisies. Un air mentholé passe; échappé de ma poche, un emballage de Malabar flotte, dessinant une ombre sur le rasoir orange dans le fond déjà sombre. L’eau calmée, les prime-verts inondées sur la berge ne retiennent qu’une goutte dans leur coeur  autour du crapaud écrasé, seule tache violette. Je passe une main sous ma joue, blottie sur mon arbre mort et m’évapore en songeant à une sieste. 

L’oiseau brise sa coquille mécaniquement, ses yeux blancs ne me voient pas mais il me sent,  en quelques coups d’ailes malhabiles il est là et pique mon crâne.

 

 


 

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 "La Haine", Félix Vallotton,  Huile sur toile-1908 206 x 146 cm, Musée d'Art et d'Histoire Genève

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Lyon par les pieds

Du brouillard, des bonnets et des bras croisés alignés près de la douane franco-suisse. On compte. Il en manque. "Est-ce qu'ils attendent de l'autre côté?". De l'autre côté, trois éléments prennent déjà l'humidité sur le quai. Tous les bonnets rassemblés font aussi quarante-six bonnes chaussures. 

Les semelles sont généralement épaisses et dépassent volontiers le contour du soulier. Il y a tout de même quelques talons hauts, mais profilés et suffisamment larges pour ne pas rester coincés entre deux pavés. On trouve une paire de pieds dans des chaussures à semelles compensées avec un revers de fourrure blanche autour de la cheville. Une  autre paire de pieds dans des bottes en caoutchouc qui montent jusque sous les genoux et enfin une dernière paire de pieds dans des bottes très modernes qui séparent le gros pouce du reste des orteils. Tout ça monte dans le train et file dans le paysage. 

Sur le Rhône des cygnes frôlent les branches noires qui coulent dans l'eau froide. La pluie fait des remous blancs qui tournicotent pendant que les gens échangent des blagues. Petit-à-petit l'air conditionné des nouveaux wagons TER gagne les nuques et plusieurs personnes croisent les bras pour se réchauffer. Assoupissement général. 

Hôtel Carréspégase, à Lyon. Les chambres ont une tapisserie granuleuse recouverte de peinture vert pistache. Deux ou trois lits simples, deux ou trois tables de nuit contre-plaquées, deux ou trois lampes de chevet de métal noir fixées au dessus de l'oreiller. Certains se dépêchent pour choisir l'endroit où ils passeront deux nuits, d'autres suivent et prennent ce qui reste. Deux personnes sortent immédiatement leur trousse de toilettes et pendent un ou deux vêtements dans la garde-robe. Quelqu'un passe d'une chambre à l'autre pour dire qu'on a tous rendez-vous dans le hall. Comme il n'y en a pas,  de petits groupes se forment sous des parapluies. Toutes les semelles se mettent en marche : flaques, rigoles et éclaboussures, des auréoles d'humidité se forment au bout des chaussures et s'étendent à tout le pied au gré des visites culturelles. Les alternances chaud-froid donnent aux visages intéressés des couleurs étranges. En fin de journée, l'arôme du vin-chaud redonne une allure humaine au groupe, qui se divise dans les rues roses, vertes et bleues de Lyon. 

Certains maîtrisent parfaitement le levé rapide de parapluie dans la foule à contre-sens, d'autres restent régulièrement accrochés et font dégouliner l'eau dans le cou de leur voisin. Ils marchent rapidement seuls, derrière. C'est la Fête des Lumières et une longue ruelle est plongée dans le noir, uniquement éclairée par les bougies que les habitants ont disposées aux fenêtres. On imagine quelqu'un, dans la foule des bottes pointues et des cheveux teints, qui nous suit depuis longtemps déjà et fait le tour du pâté de maisons pour nous poignarder dans l'obscurité. Ou pour nous plaquer contre le mur et nous embrasser. Entre les deux possibilités, les préférences dans le groupe sont partagées, et dépendent d'une moustache, ou de son absence, et de ce que cet inconnu aurait mangé auparavant... 


Le lendemain, quand tout le monde est dans la rue avec ou sans café, le soleil brille sur Lyon. Les canards se croisent avec satisfaction sur la Saône, et quelques  passants observent impressionnés le haut niveau du fleuve calmé. 

Tête au vent, les gens sont très contents et marchent d'un bon pas. Dans les expositions, personne n'hésite à passer son poids de la jambe droite à celle de gauche, ni son parapluie du coude gauche à la main droite, avec l'entrain nouveau qu'apporte le soleil. Le mercredi balance ainsi gaiement, donnant aux regards une étincelle séduisante. En début de soirée, un apéritif à la terrasse chauffée d'un café fait remonter la lourdeur des talons jusqu'aux esprits embués. Certains maîtrisent parfaitement les mouvements de sac à dos et les superpositions de couches sur une terrasse bondée, pendant que d'autres épongent la manche de leur voisin sur lequel ils ont renversé leur boisson...


Voilà tout ce que j'ai imaginé la veille de notre départ, alors qu' il faisait nuit à trois heure de l'après-midi et que les lausannois, trempés jusqu'aux os, embuaient leurs lunettes en buvant quelque-chose de chaud. 

En réalité, les choses se sont passées ainsi:

  

Dans une salle boisée et en pente raide du Musée d'Art Contemporain, Cécilia nous parle de son métier de médiatrice aux Beaux-Arts de Lyon. Elle accueille le public qui passe la porte du musée, en adaptant la médiation à chaque exposition. Ce qui est très appréciable, c'est sa sincérité: elle ne cache pas les limites et les frustrations qu'elle rencontre en travaillant dans une telle institution, ce qui nous permet d'arriver aux questions préoccupantes: quelle est la part de liberté et de créativité pour un médiateur culturel? Peut-on être crédible en tant qu'artiste si on est aussi médiateur? En effet Cécilia est aussi plasticienne et présidente de l'association des médiateurs. Selon elle, l'aura du médiateur est assez pâle, contrairement à celle de l'artiste. De ce côté-ci de sa vie ce sont donc sa motivation, ses idéaux et la reconnaissance d'un public bien accueilli qui prévalent, alors que de ce côté là, la médiatrice est mise entre parenthèses pour évoluer dans le monde de l'art en tant que plasticienne. 

Ensuite c'est Régis qui nous parle de son métier de médiateur au MAC. Régis lui part au devant des publics qui ne viennent pas au musée. Il a monté un projet de médiation "clés en mains" dans certains collèges  de la banlieue lyonnaise. Il y reproduisais un espace blanc et neutre et y exposait des pièces du MAC. Il nous parle aussi de ses projets de médiation pour détenus, dans des centres d'arrêt. Et s'anime: Il a dû amadouer les directions et la sécurité pour mettre en place des ateliers avec une dizaine de détenus et un artiste invité. Sans sourire, Régis paraît content. Il raconte que les détenus changeaient radicalement entre le début et le fin de l'atelier, que certains ont des peintures stocquées au MAC, que leur famille ou eux même à leur sortie pourraient venir chercher, et qu'une sculpture guetteur est toujours perchée sur un pylône de fils anti-hélico dans la cour d'une maison d'arrêt. 

... La suite dans le magTRANS n° 3. Hé, oui! rien n'est donné! Amadouer le lecteur avec des histoires à suspense, voilà ce qui nourrit. "Lyon par les pieds" est un article sur le voyage lyonnais que nous avons fait avec mes camarades de master en novembre 2009. 
(Le mag TRANS est le magazine des premières années du master, je dois me renseigner encore un peu pour savoir où on le trouve exactement... Je redirai une autre fois!) 

groupe

 

 

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Nouvelles


Bientôt un ans que je n'ai rien posté...


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Voilà ce que j'ai fait: J'ai dilué mon trait et cherché des formes en dessin (Point d'amer et petit carnet 1 et 2).J'ai travaillé sur une adaptation pour livre dessiné et continue ce travail de scénarisation actuellement. J'ai fini Lili Pantouflette et l'Allée des Soupirs, qui a enfin pu partir chez l'éditeur.

Point d'amer est le résultat d'une recherche commencée en septembre 2009 à la HEAD, où j'ai intégré l'équipe du master TRANS (On ne tourne pas en rond pour qu'il pleuve et on a pas de plumes, mais on s'interroge sur la médiation culturelle, la transmission de notre propre travail et l'enseignement artistique. Mettre les choses en liens pour qu'elles s'enrichissent, voilà ce qui m'intéresse dans ce master.)

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04 novembre 2009

Arlequin a faim

fraise et appétit entre ce coquin et sa copine

une histoire de Germano Zullo, aux éditions Quiquandquoi

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... et une exposition 

Montreuil_Paris, salon du livre et de la presse jeunesse, 25_30 nov 09 

Car "Arlequin a faim" est le 'volume 5' d'un coffret "Arlequins" des Editeurs associés: 5 histoires inédites... "L'Arlequin du train" : Nadine Brun-Cosme et Séverine Robin avec Points de Suspension,  "Tapage nocturne": Jean-Pierre Blanpain avec Chandeigne "Joe Grimaldi, Arlequin devenu Prince des Clowns":  Eddy Devolder et Lionel Vinche avec Esperluète "Arlequin et Colombine": Gaël Rougy avec les Oiseaux de passage...

et puis en 'volume 6', Arlequin décliné par 25 artistes: 

Albertine . Elsa Cha . Fabienne Loodts . Beatrice Alemagna . Etienne Delessert . Sara . Géraldine Alibeu  Philippe Dumas . Spider . Frédérique Bertrand . Alexandra Duprez  .Tom Tirabosco . Armin Greder  Véronique Vernette . Irène Bonacina . Anne Herbauts . Christian Voltz . Constanza Bravo . Maria Jalibert   Ciara Carrer . Camille Jourdy . Geneviève Casterman . Régis Lejonc . Stéphane Blanquet . Anne Wilsdorf

 

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>http://www.salon-livre-presse-jeunesse.net/accueil.html

 

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02 octobre 2009

attention aux crottes de chiens sous les feuilles mortes quand-même!

°°

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page1_blog

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° °

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maintenant il y a aussi des photographies, juste à droite...

m_g_5

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09 mai 2009

demo_face_blog

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26 avril 2009

amateurs de rando et soirées alpestres: il fait beau!

heidi__s_ennuie

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21 mars 2009

il_va_encore_neiger_vert

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12 mars 2009

nouvel album: carnet a

c19_

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Plates excuses de Pedro et Phymor

( Phymor qui n'a malheureusement pas pu venir sur cette image, bien qu'il adore les cigares! Il pense à nous...) Voilà, donc les héros de "L'histoire de la tartine qui tombait toujours du bon côté" préfèrent paraître dans un mois, fin novembre c'était trop gris...- Oh oui, trop gris!

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pedro_tousse

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